Ma Provence

Mes petits riens

Pour m'écrire


 
Tableau hebdo d’Animabelle

 
Le Sourire d'Animabelle 



Cette lumière est celle qui guidera tous ceux qui cherchent le chemin de la paix, de l'amour et de la sérénité. Ainsi, elle voyagera d'un endroit à l'autre et illuminera le monde avec espoir. Elle a déjà parcouru bien des distances pour se rendre jusqu'ici.
Permettez-lui de continuer son périple et de répandre son message d'amour.
Prenez-la et placez-la sur votre page.
Moi je l'ai prise chez 
Jeanine et René

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Bonjour de Trans en Provence



La Nartuby à Trans en Provence (photo Nadine)


Le Var

Bonjour à toutes et à tous,
Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.
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et laissez-moi des commentaires s'il vous plaît.
N'oubliez-pas d'aller vous promener dans mes albums photos...
Bonne visite.


Vendredi 18 juillet 2008




Portrait de Claude Gay

Claude Gay, botaniste et naturaliste, est né à
Draguignan le 18 mars 1800 et est mort à Flayosc le 29 novembre 1873. Il a effectué les premières études approfondies de la flore, de la faune, de la géologie et de la géographie chiliennes.

Venu à Paris pour faire ses études de médecine et de pharmacie, il les abandonne rapidement pour se consacrer à l'histoire naturelle. En 1828, il part au Chili pour enseigner la physique et l'histoire naturelle dans un collège de Santiago. Il n'est alors qu'un jeune savant quand il débarque à Valparaiso. Fort timide, mais drôle, il a toujours moyen de faire rire et d’étonner son monde. Il connaît quelques tours de jonglerie ; cela lui rendra service chez les indiens et auprès des enfants de la société aristocratique de Santiago. Il tombera amoureux du Chili et y consacrera sa vie.

C'est en
1830 qu'il signe un contrat avec le gouvernement chilien pour commencer diverses recherches scientifiques. La passion de la connaissance et l’amour du pays vont se conjuguer chez lui pour favoriser la découverte précise d’un univers peuplé d’animaux et de plantes que personne n’avait décrit jusqu’alors.

Il revient en France en
1832 et fait don de ses collections au Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Il retourne à nouveau au Chili en 1834 et explore à nouveau le pays durant quatre ans. Après avoir visité le Pérou en 1839, il s'installe à Santiago où il rédige son Historia fisica y politica de Chile qui est publiée par le gouvernement du pays entre 1844 et 1871 et qui lui vaut l'attribution de la Légion d'honneur du gouvernement français.

En 1841, avant de revenir en France l'année suivante pour y travailler sur son ouvrage, le gouvernement de José Joaquín Prieto (1786-1854) lui confère la nationalité chilienne. Il est correspondant du Muséum en 1831 et il est élu membre de l'Académie des sciences en 1856. En 1863, il retourne une dernière fois au Chili.


Claude Gay - Un explorateur et savant provençal au Chili.
Trompe l'oeil sur la façade d'une maison située face à la place Claude Gay à Draguignan. (Photo Nadine)

Il a écrit de nombreux ouvrages :

  • Noticias sobre las islas de Juan Fernandez, Valparaiso, 1840
  • Historia física y política de Chile, Paris, 1844-1848
  • Origine de la Pomme de terre, Paris, 1851
  • Atlas de la historia física y política de Chile, Paris, 1854
  • Triple variation de l'aiguille d'amiante dans les parties Ouest de l'Amerique, Paris, 1854
  • Carte generale du Chili, Paris, 1855
  • Considerations sur les Mines du Perou, compares aux mines du Chili, Paris, 1855
  • Notes sur le Brasil, Buenos Ayres, et Rio de Janeiro, Paris, 1856
  • Rapport a l'academie des sciences sur les mines des États-Unis, Paris, 1861.

    Je vous signale que vous pouvez voir un film sur la vie de Claude Gay, ici :
    http://www.claude-gay.mode83.net/
    Je l'ai mis également à l'honneur dans son second blog aujourd'hui :
    http://www.provencepassion.org/

 

par Nadine publié dans : Faune, Flore de Provence communauté : Provence Passion
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Mercredi 16 juillet 2008

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Dins aquéu tèms (li a mai de cènt an d'acò), li avié à Trans uno vieio dameisello, que li disien
Apolonio, uno santo filho coumo n'i a plus.
Tout lou tèms qu'èro pas à soun oustau, lou passavo à l'égliso à prega.
Per souleto distracien, anavo dous ou tres còup per semano faire la veiado eme quauquei vieio de soun iage : aqui charavoun, de còup jugavoun ei carto, tant prenien uno gouto de vin cue, disien quauqueis estroupiaduro....fasien pas de mau.
Vaqui qu'un souar, Apolonio vengué pas à la veiado.
"Qu saup ço que li's arriva ?" si demandèroun sei coumaire.
L'endeman matin, Finetto, qu'éro sa cambarado de proumièro coumunien, l'anè veire, e la trouvè couchado.
- Vé, que t'arrivo ?
- Oï, ma bello, siéu ben mau !
- Mai, que as ?
- Ai lou vèntre gounfla coumo un perus, dur coumo uno bano. Mi douno de lançado terrible !
S'au mens poudiéu peta, mai li a pas mouièn, alor, tout aquéu regounfle, mi mounto à la testo e m'estoufo ! Finetto, crèsi que siéu perdudo.
- Mai, que mi dias aqui ? Veguen, ti fau surmounta. As pres un pau de tilhu ?
- O, n'ai pres un escaufaire. Ais pres de farigoureto, ai pres de roumanieu. Ren mi fa ren !
- Escouto, li dis Finetto, alor s'es ensin, li a qu'uno cauvo à faire. Fau prendre un cristèri. Es la man de Diéu.
Apolonio cridè au secours : "Un cristèri ? Jamai de la vido !"
Vous fau dire que, dins aquéu tèms, lou cristèri èro un oubrage qu'avié bessai quatre pan de long. E surtout foulié la man d'un ome per lou maneja. Ero aqui la questien : aquelo paure Apolonio, faire veire à n'un ome ço qu'escoundié tant ben despiei setanto cinq an.
"Nani, nani, es pas Diéu poussible. Sariéu danado...."
L'endeman matin, Finetto, que li voulié ben, la venguè mai veire :
"Escouto, Apolonio, ai ben carcula. Li a un ome que ti pòu douna lou cristèri senso qu'aquès crento.
- E qu es ?
- Lou capelan, Moussu lou cura. Eu, es l'ome de Diéu.
- Es verai. Mai vourra pas veni.
- Vai, l'anaren veire e de segur ecetara. Agues pas pòu, es un sant ome e fouarço serviciable."
Doui jour plus tard, uno delegacien d'aquelei bravei fremo si va presenta à Moussu lou Cura e li fa la demando. "Per l'amour de Diéu, qué fariéu pas" respoundè simplamem.
E prenguèroun jour per l'ouperacien.
La veio d'aquéu jour, la pauro Apolonio si fasié un brave marrit sang : "Lou capelan, es verai qu'es l'ome de Diéu, si disié, mai es un ome quand meme, e Satan es talamen vicious. Grand Sant Roch e Santo Roussoulino, ajuda mi, trouva mi un biais.
En efet, dins la nuè, uno idèio li venguè. Anas veire ço qu'ero.
L'endeman matin, bouano ouro, Apolonio si metè sus soun lié dins la pousicien que foulié, valent à dire, en respetant la coumpanié, lou cuou en l'èr.
E si tapissè lei gauto dou cuou eme d'image de pieta. Aqui li avié toutei lei sant dou Paradis : Sant Roch, Sant Victor, Santo Roussoulino, Sant Armentàri (de Draguignan) Sant Bastian (dous Arcs), Sant Quenis e Sant Rouman (de la Mouto) Sant Degun, Sant Trounqué, li èroun toutei....
La pauro Apolonio esperavo en tremoulant. Lou couar li rampelavo. A set ouro : pan, pan, pan.
"Intrer", diguè uno pichoto vouas.
Lou capelan durbè la pourato eme soun outis à la man. Restè candi, avié jamai vist uno cauvo ansin.
Mai èro un ome de devé. Ero pas aqui per s'amusa. Venié per faire ço que duvié faire.
"Bello dameisello, li digué, vouastre darnié semblo uno capello. Mai mount'es lou trau ?"
E la pichoto vouas de li respouandre : "Souto Sant Pau, Moussu lou Cura...."
 
Source : Lou Terraire - Histoire racontée par Maître Guillaume Barles - Historien de Trans.

Je ne vous traduis pas ce texte, je préfère faire un résumé car il est un peu long.


En ce temps là, (il y a plus de cent ans de cela), il y avait à Trans, une vieille demoiselle qui s'appelait Appolonie.

Une sainte femme qui quand elle n'était pas chez elle passait son temps à
l'église.  Deux ou trois fois par semaine, elle se rendait à la veillée avec des amies de son âge. Un soir, elle ne vint pas à la veillée.
Finette sa camarade de première communion, alla la voir et la trouva couchée.
- Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- J'ai mal au ventre, je suis toute gonflée (elle était constipée). J'ai pris du tilleul,
de la farigoulette, du romarin, mais rien n'y fait.
Finette lui dit alors que la seule façon était de faire un clystère (lavement).
Appolonie se mit à crier : "un clystère, jamais de la vie".
Il faut dire que dans le temps, le clystère était un appareil qui avait quatre pans de long. Et surtout, il fallait un homme pour le manier.
La pauvre Appolonie ne voulait pas faire voir à un homme ce qu'elle cachait depuis
soixante-quinze ans.
Finette réussit à la convaincre que le seul homme possible pour lui administrer ce
lavement, était Monsieur le curé.  Une délégation des femmes alla le voir, le curé dit que pour l'amour de Dieu, qu'est-ce  qu'il ne ferait pas !
Elles prirent rendez-vous pour l'opération. La veille du dit jour, la pauvre Appolonie se faisait du "mauvais sang". Une idée lui vint dans la nuit.
Le lendemain matin, elle se tapissa les fesses avec des images pieuses de tous les Saints du Paradis ( des saints transians et d'autres). Ils y étaient tous.
A sept heures, le curé tapa à la porte. 
- Entrez dit une petite voix.  Le curé ouvrit la porte et devant le spectacle il resta figé. Mais c'était un homme de devoir et il n'était pas venu pour s'amuser.
- Belle demoiselle, lui dit-il, votre derrière est comme une chapelle.
Mais, où est le trou ?
Et la petite voix lui dit : "Sous Saint Paul, Monsieur le curé......"

 

par Nadine publié dans : Humour, Illusions d'optique communauté : Bonne Humeur en Provence
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Lundi 14 juillet 2008



La messe

  Le monde vieillit
Le monde périt
Le monde va bientôt disparaître
Mais ne crains rien
Un jour prochain
Il te fera renaître
Fille de Dieu
Fille de Dieu
Bientôt la terre
De sang couverte
Verra l'agneau des cieux paraître
Mais ne crains rien
Un jour prochain
Il nous fera renaître
Fille de Dieu
Fille de Dieu

Un jour la liberté

Un jour la liberté
Cette fille au bras levé
Belle comm'un ciel d'été
Nous fera renaître
Un jour l'humanité
D'un mot fraternité
D'un long rêve éveillé
Elle nous fera renaître
Elle nous fera renaître

Mes aïeux

Mes aïeux furent bons patriotes
Mais n'étaient pas des sans-culottes
Car n'en déplaise à Robespierre
Et autres ci-devant derrières
Le fait de gouverner cul-nu
N'est pas un brevet de vertu
Si la France était menacée
Comme eux j'irais mourir à pied
Peut-être bien au même endroit
Quelqu'un me dira ça ira
Mais qu'on brûle un bout de mon champ
Alors je me ferai Chouan

Le siècle des lumières

Il était déjà vieux le Siècle des lumières
Quand il a décidé d'en vivre les idées
Ignorant les menaces d'une soirée de brumaire
Qui mangerait en herbe la jeune liberté
Elle avait de bonnes intentions
La Révolution
Dans sa juste révolte et sa belle innocence
Elle permettait d'un coup à chacun d'exister
Humain sans rien devoir au hasard da naissance
Elle nous faisait égaux dans la fraternité
Elle avait de bonnes intentions
La Révolution
La Révolution

Mes aïeux furent bons patriotes
Mais n'étaient pas des sans-culottes
Car n'en déplaise à Robespierre
Et autres ci-devant derrières
Le fait de gouverner cul-nu
N'est pas un brevet de vertu
Si la patrie est en danger
Je fais serment de m'engager
J'irai au moulin de Valmy
Au pont d'Arcole à Rivoli
Mais qu'on touche un cheveu des miens
Et je me ferai Vendéen
Pour proclamer les Droits de l'homme
Je m'inscrirai aux Jacobins
Mais comme je crois au droit des hommes
Je passerai aux Girondins

Pourquoi a-t-elle si vite au gré des circonstances
Oublié l'essentiel des leçons de Voltaire
Proclamé des suspects prêché l'intolérance
Transformé germinal en un froid vendémiaire
Elle avait de bonnes intentions
La Révolution
Elle avait de bonnes intentions
La Révolution
La Révolution

Un jour la liberté
Cette fille au bras levé
Belle comm'un ciel d'été
Nous fera renaître
Un jour l'humanité
D'un mot fraternité
D'un long rêve éveillé
Elle nous fera renaître
Elle nous fera

Paroles : Michel Sardou et Pierre Barret
-1989 -



Prise de la Bastille

La Révolution française débute en 1789 avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille et s'achève avec le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte. C'est un moment fondamental de l’Histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la première République qu'ait connue le pays. Ce n’est en rien un hasard si les symboles républicains actuels sont apparus durant cette période. La Révolution française mit fin à l'absolutisme royal, à la société d'ordres et à tous les privilèges. Elle proclama l'égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers de représentants élus.

La Révolution française a créé des divisions immédiates et durables entre les partisans des idées révolutionnaires et les défenseurs de l'ordre ancien, et entre les anti-cléricaux et l'Église catholique.

La portée universelle des idées de la Révolution française fut reconnue pratiquement dès le début par ses contemporains, adversaires comme partisans. Son impact fut considérablement accru par les Guerres de la Révolution française et de l’Empire, qui ont touché une large partie de l’Europe continentale, avec la création de "républiques sœurs" et la transformation des frontières et des États d'Europe. La Révolution est restée un objet de débats et une référence positive ou négative tout au long des deux siècles qui l'ont suivie, en France comme dans le monde.




par Nadine publié dans : Histoire communauté : Histoire Géographie
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Samedi 12 juillet 2008



Les artistes lors du vernissage

Une douzaine d'élèves du cours de peinture de Pascal Manzanos d'Ampus exposent leur travail de l’année à Montferrat.
Hier soir, vendredi 11 août, a eu lieu le vernissage à l’ancien four commmunal de Montferrat, transformé en une belle salle d’exposition.
Cette exposition est visible jusqu'au 14 juillet inclus.
Heures d'ouverture : de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h.
Venez admirer la qualité des oeuvres des artistes qui exposent.
Pour quelle raison est-ce que je vous parle de cette exposition ?
Parce que mon cousin Paul Boulon, transian bien connu, y participe.
Venez nombreux les encourager !

 

 

par Nadine publié dans : Actualité communauté : De la Vie
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Samedi 12 juillet 2008


Chris-tian Vidal

http://www.chris-tian-vidal.org/ (voir son blog)
me demande de vous communiquer l'info suivante :

Il dédicacera son livre :
Carnet d'Asies le 14 juillet 2008 à Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Il sera à la Librairie Livresque située 3 rue Violette de 10h30 à 13h.

Vous serez les bienvu(e)s en pays provençal pour la signature de son livre.

Bonne chance à toi Christian !



par Nadine publié dans : Actualité communauté : De la Vie
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Vendredi 11 juillet 2008



 

Ils se sont dit "oui" soixante ans après.
Hélène et René Poggio ont confirmé leur union le 10 juillet 2008
en l'Hôtel de ville devant Monsieur Lecointe, maire de Trans en Provence.
Ils s'étaient mariés en ce même Hôtel de ville le 10 juillet 1948.
Ils ont trois enfants : Colette, Alain et Evelyne
et deux petits-enfants : Cécile et David.
C'est entouré de leur famille qu'ils sont ensuite allés déguster
un excellent déjeuner au Restaurant du Commerce situé sur la place.
Tous mes voeux de bonheur à vous deux,
continuez ensemble un bon bout de chemin.
Hélène et René ont tous deux 87 ans.



par Nadine publié dans : Trans : Dans le journal communauté : Trans en Provence
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Vendredi 11 juillet 2008


Un tambourin

DANSES PROVENÇALES :

La Farandoulo et la Danse des Olivettes
(D'après un article paru en 1836)

A la belle saison, chaque village, chaque hameau de Provence a son jour de fête. Plusieurs jours à l'avance, une vingtaine de jeunes tambourinaires vêtus de blanc, leurs chapeaux et leurs instruments ornés de rubans aux mille couleurs, parcourent les villes en proclamant le nom de l'endroit où la fête doit se passer le dimanche suivant. Le jour venu, on voit une foule de curieux et de danseurs à pied, à cheval et en voiture, courir avec une avidité sans cesse renaissante vers le bienheureux village où se dérouleront les festivités.

Il est impossible de se figurer ces réunions où se mêlent et se côtoient le riche et le pauvre, la villageoise et la dame parée de tout ce que l'élégance et la mode peuvent enfanter de plus séduisant, tous animés d'une joie commune et délivrés de tout ce que l'étiquette entraîne avec elle de gêne, de raideur et d'ennui. La salle de bal, dressée sur la place publique, est décorée, sinon toujours avec goût, du moins avec une certaine recherche ; les fleurs et le feuillage y sont surtout employés. En acquittant le prix de la contredanse, chaque cavalier reçoit en échange un paquet d'épingles qu'il s'empresse d'offrir à sa danseuse, celle-ci ne doit pas le refuser, c'est la coutume.

Outre ces réunions d'été, les Provençaux n'ont garde de laisser échapper toute autre occasion de se divertir et de donner libre cours à la gaieté de leur caractère. La vente des troupeaux, la moisson, les vendanges, la récolte des fruits secs et la cueillette des olives, etc... tout sert de sujet ou bien plutôt de prétexte à des réunions presque continuelles.

Les fêtes sont ordinairement terminées par la bruyante farandoulo (farandole). A un signal donné, les tambourinaires jouent un air vif et pressé. Aussitôt tout ce qu'il y a de danseurs et de danseuses dans le bal se réunissent et forment une longue chaîne. Un habile conducteur se place en tête et conduit le reste de la bande dans mille détours ; tantôt levant les bras, il oblige toute cette foule dansante à passer dessous ; et tantôt, par un retour subit, il prend brusquement la chaîne en queue, il la traverse malgré les efforts des danseurs qui, liés par les mouchoirs qui enveloppent leurs mains, ne doivent pas se laisser séparer. Cette lutte provoque à chaque instant des explosions de rires gais et joyeux. On croit que cette danse fut importée en Provence par les Phocéens, qui, longtemps avant notre ère, vinrent fonder la colonie de Marseille. Il est certain qu'elle se retrouve en Grèce et particulièrement dans quelques-unes des îles de l'Archipel.

A l'époque de la récolte des olives, l'une des productions la plus précieuses et la plus importante du pays, toutes les communes sont dans l'usage de se réunir successivement et de célébrer des jeux et des fêtes dont on ne peut guère expliquer aujourd'hui l'origine et la singularité. Une vingtaine de jeunes gens costumés à la romaine, le casque en tête et le glaive au poing, marchent sur deux files, précédés de nombreux tambourinaires et de quatre personnages qui représentent un roi, un prince, un héraut et un arlequin. 



La musique joue tantôt un air vif et léger, et tantôt une marche grave et solennelle, selon les évolutions que le héraut fait avec sa canne, tandis que l'arlequin le contrefait de la manière la plus bizarre et la plus grotesque qui soit. Puis on s'arrête, et les danseurs en frappant leurs armes en cadence simulent un combat. Le roi et le prince en viennent aussi aux mains, et se battent avec la plus grande impétuosité jusqu'à ce que les guerriers, satisfaits de la valeur et du courage de leurs chefs, battent des mains, poussent des cris de joie, éclatent en rires immodérés et recommencent leur marche et leur danse qu'interrompt bientôt un nouveau combat.


par Nadine publié dans : Coutumes, Croyances, Mode de vie, Traditions communauté : Provence Passion
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Mercredi 9 juillet 2008

      

 Voici un très joli poème que j'avais appris à l'école primaire de Trans en Provence.


Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?



Paul Verlaine 
(poème écrit en prison)



par Nadine publié dans : Chansons, Poésies communauté : LES AMIS DE GUYL
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